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La symbolique du poids
Le poids : au-delà de l'assiette
Le poids n’est pas toujours qu’une histoire d’excès de nourriture ou de métabolisme lent, comme on l’entend souvent. Les causes sont fréquemment bien plus profondes.
Il est intéressant d’explorer « le pourquoi » j’ai autant besoin de manger, de grignoter. Nous sommes rarement affamés, ayant une abondance de nourriture autour de nous, et pourtant quelle satisfaction de plonger dans son placard et d’y trouver de nombreuses douceurs nous procurant un plaisir immédiat.
Les personnes que je suis en séance me disent souvent : « Je n’en ai pas besoin mais c’est plus fort que moi, je ne peux résister ».
La douceur de vivre
Cette douceur que je vais chercher dans mon placard n’est-elle pas le reflet du manque de douceur envers moi-même ? Suis-je toujours en lutte au quotidien, à m’épuiser dans toutes mes tâches ? Et moi, dans tout ça ! Qui s’occupe de moi ? Je me juge tellement durement, ce n’est jamais assez bien, je ne suis pas assez bien !
Ceci n’est que le dialogue intérieur de votre corps qui vous alerte et vous demande de ralentir, respirer et prendre le temps de vivre.
Le plaisir immédiat d’une bonne pâtisserie, d’une tablette de chocolat ou de n’importe quelle autre gourmandise vous amène à vous demander : « Ai-je du plaisir au quotidien ? », « Est-ce que je fais des choses qui me font vibrer et me nourrissent ? », « Est-ce que je me donne suffisamment d’amour pour me sentir comblée ? » et enfin, « Est-ce que je vis ou est-ce que je subis ma vie ? ».
Longtemps, j’ai eu une vie qui défilait à 1 000 km/h. Prise dans le quotidien, les difficultés, les épreuves de la vie, je n’ai pas vu que je grossissais jusqu’au jour où je ne suis plus rentrée dans mes vêtements. Comment ai-je pu me laisser aller comme ça... Quand je regarde le passé, je vois les choses défiler avec ce sentiment d’être passée à côté, dans une course effrénée vers un idéal, un modèle de vie... Et dans cette course, où suis-je ? Nulle part, je me suis oubliée. Mon corps ne fait qu’essayer de me ralentir et de me montrer que, dans cette course, que vais-je gagner ? Si je continue, l’arrivée de la course n’est que la fin de ma vie... « Qu’est-ce qui me manque tant pour courir aussi vite ? »
Prendre en compte nos émotions, nos ressentis, c’est se prendre en compte, c’est se respecter, c’est s’aimer !
Aujourd’hui, je peux passer des heures à faire du dessin, à jouer de la musique ; ce sont des activités qui me nourrissent, me détendent et me reconnectent à mon essence. Pendant ces heures, mes pensées ralentissent, ma tête s’allège, je respire et l’agitation intérieure se calme. Je suis pleinement présente à moi-même et l’envie de grignoter n’est plus là. Je suis comblée de plaisir par mon activité.
Observer mes enfants dans leurs activités et me sentir en joie de voir comme ils grandissent bien me comble. Faire une sortie en amoureux, se balader en forêt en étant consciente de la beauté de la nature me reconnecte à moi. C’est du temps que l’on se donne. Il vous suffit de trouver ce qui vous nourrit !
La culpabilité
Cette émotion revient régulièrement dans les problèmes de poids. Beaucoup de mes consultants sont des personnes qui prennent soin des autres, qui ont une capacité à capter les besoins des autres et en prennent même la charge : ton problème, ton besoin devient le mien… Au fil du temps, cela devient une lourde charge.
Ces personnes sont souvent dans la culpabilité de se faire passer au premier plan. Là où elles sont conscientes des besoins des autres, elles ne voient pas leurs propres besoins. Il s’agit d’une problématique de place : les autres sont plus légitimes à être bien, moi, je ne suis pas importante, je peux attendre… Est-ce que je mérite qu’on prenne soin de moi ? Encore une façon de se couper de soi-même et de son corps.
La protection
Dans d’autres cas, le poids peut être une protection que l’on se met pour créer une séparation avec le monde extérieur ou certaines personnes. Certains traumas ou blessures nous ont amenés à devoir inconsciemment nous protéger. Je ressens tellement d’insécurité. Parfois, ma naissance a été tellement difficile que le monde dans lequel j’arrive me donne l’impression d’un danger constant. Je me ferme à moi-même pour me protéger de toutes mes peurs.
Une de mes consultantes ayant subi des attouchements a pris du poids quelques années plus tard. C’est sa manière d’éloigner les hommes car, dans ses croyances : « Si je suis grosse, ils me laisseront tranquille ». Une autre dirait qu’en prenant du poids, j’éloigne les autres, ceux qui m’ont tant fait souffrir, ceux qui m’ont blessée ou trahie. Ainsi, je reste seule, loin du monde, mais au fond.... J’ai un tel vide en moi !
Les loyautés
Le poids n’est-il pas signe de loyauté envers mes aïeux : « Dans la famille, on est tous gros » ? Qu’est-ce que je risque à ne plus ressembler à ma mère, mon père ? Suis-je en train de les trahir quand je maigris, est-ce que je les rejette ? Vont-ils penser que je ne les aime plus ? De cette façon, je prends ma place dans la famille même si ce n’est pas vraiment moi !
L’inconscient nous joue des tours et nous empêche d’atteindre notre poids idéal. Le sentiment d’appartenance à un clan est important chez l’être humain, il en va de sa survie. La famille est ce clan si important qui m’apporte ma sécurité.
Le poids des générations
Le vécu de nos ancêtres peut aussi impacter notre poids. Dans une famille ayant vécu des périodes où la nourriture était difficile d’accès, comme les guerres, cette famille a ressenti au plus profond d’elle ce manque de nourriture mettant parfois sa vie en danger.
L’épigénétique a prouvé que les émotions s’impriment dans notre code ADN. Ce même code que nos grands-parents ont transmis à leurs enfants et que nos parents nous ont transmis. Les blessures et traumas évoqués plus haut ont pu aussi impacter nos ancêtres, et nous sommes le reflet de blessures qui ne nous appartiennent pas.
Les solutions
Renouer avec son corps, lui donner de l’amour en écoutant ses besoins, prendre le temps de lire un livre, faire des activités créatives ou juste se détendre sans écran qui nous coupe de nous-mêmes, c’est se donner de la douceur. Ce sont des preuves d’amour au quotidien que vous vous apportez. Qui peut le faire à votre place ?
Aller contacter ses blessures intérieures et libérer les traumas, accompagné d’un thérapeute, peut vous aider à y voir plus clair et enfin redevenir soi, sans plus agir selon les barrières de protection que l’on s’impose ou que la famille nous impose.
Revoir son alimentation est important s’il s’agit de la rééquilibrer. Les régimes ne sont pas une solution : le corps répondra par l’éternel yoyo car je ne suis pas allée voir ce qui se passe réellement au fond de moi. Me créer de la frustration par un régime ne fera qu’accentuer la maltraitance envers mon corps et ne réglera pas le problème sur le long terme.
Un travail sur le poids émotionnel est une base importante pour comprendre le poids physique ! Ceci n’est qu’une partie des symboliques possibles ; un travail individuel en kinésiologie vous aidera à mieux vous comprendre et à mettre en place ce qu’il faut pour vous sentir mieux.
